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Pois innombrables et jeux de miroirs, l’univers de l’infini, cher à l’artiste japonaise Yayoi Kusama, est exposé jusqu’au 25 janvier à la Fondation Beyeler. C’est la première rétrospective consacrée en Suisse à cette superstar de l’art contemporain, âgée de 96 ans.

Voici une présentation de Yayoi Kusama

Yayoi Kusama (草間彌生)

Née le 22 mars 1929 à Matsumoto (Japon), Yayoi Kusama est une artiste contemporaine japonaise mondialement célèbre pour son univers obsessionnel peuplé de pois, de miroirs et de motifs répétitifs. Son œuvre explore les thèmes de l’infini, de la dissolution du moi et de la folie créatrice.


🌀 Style et thèmes principaux

  • Les pois (polka dots) : sa marque de fabrique. Pour Kusama, les pois symbolisent à la fois l’infini et la perte de l’identité individuelle dans le tout universel.
  • Les « Infinity Rooms » : installations faites de miroirs qui donnent une impression d’espace infini.
  • Les citrouilles : motif récurrent, symbole de chaleur, de douceur et de réconfort depuis son enfance.
  • Les filets infinis (Infinity Nets) : grandes toiles recouvertes de motifs répétitifs peints à la main.
  • Les performances : souvent provocatrices, mêlant art, nudité, pacifisme et critique sociale.

🕰️ Parcours artistique

  • Années 1950 : Dé débute au Japon avec ses peintures abstraites.
  • 1958 : S’installe à New York, où elle participe activement à la scène avant-gardiste aux côtés d’artistes comme Andy Warhol et Donald Judd.
  • Années 1960 : Organise des happenings et des performances pacifistes, crée ses premières salles de miroirs.
  • Années 1970 : Retour au Japon. Elle s’installe volontairement dans un hôpital psychiatrique à Tokyo, où elle vit toujours, tout en continuant à travailler dans son atelier voisin.
  • Depuis les années 2000 : Kusama connaît une reconnaissance internationale majeure. Ses expositions attirent des millions de visiteurs à travers le monde.

🌈 Œuvres emblématiques

  • Infinity Mirror Rooms (depuis 1965)
  • Narcissus Garden (1966, Biennale de Venise)
  • Pumpkin (citrouilles géantes en métal ou en fibre de verre)
  • Obliteration Room (installation participative où les visiteurs collent des autocollants de couleur)
  • Infinity Nets (séries de peintures répétitives et méditatives)

💫 Héritage et influence

Yayoi Kusama est aujourd’hui considérée comme l’une des artistes vivantes les plus influentes et les plus populaires au monde.
Son œuvre, à la croisée du surréalisme, du pop art, du minimalisme et de l’art conceptuel, a profondément marqué l’histoire de l’art contemporain et la culture visuelle mondiale.


Analyse du style de son art de Yayoi Kusama

🧠 1. Les racines psychologiques de son art

L’œuvre de Kusama est intimement liée à sa vie intérieure et à son état psychique.
Depuis son enfance, elle souffre d’hallucinations visuelles et auditives, voyant des motifs (souvent des pois ou des filets) envahir son champ de vision.
Plutôt que de fuir ces visions, elle les transforme en langage artistique : peindre et créer devient pour elle une forme de thérapie et un moyen de maîtriser le chaos intérieur.

✴️ « Je peins les pois pour m’unir à l’infini. » — Yayoi Kusama


🔵 2. Les symboles majeurs

a. Les pois (polka dots)

  • Symbole d’infini, de répétition et de dissolution du moi.
  • Chaque pois représente à la fois une cellule, une étoile, et une particule d’univers.
  • Chez Kusama, le motif devient une métaphore cosmique : le monde entier est une accumulation de petits points interconnectés.

b. Les miroirs et la réflexion

  • Utilisés dans ses Infinity Mirror Rooms, les miroirs créent une illusion d’espace infini.
  • Ils symbolisent la répétition de soi, la multiplicité de l’identité, et la perte des frontières entre le corps et l’espace.
  • Le spectateur devient lui-même partie intégrante de l’œuvre, se reflétant à l’infini.

c. Les citrouilles (Pumpkins)

  • Motif récurrent et apaisant, lié à son enfance dans la ferme familiale.
  • Symbole de simplicité, chaleur et stabilité, opposé au vertige infini des pois.
  • Leur rondeur et leurs taches renvoient à la fertilité et au cycle naturel de la vie.

d. Les filets infinis (Infinity Nets)

  • Grands tableaux monochromes recouverts de milliers de petites formes en boucle.
  • Métaphore de l’obsession et de la compulsion : peindre ces motifs répétitifs était pour elle un acte quasi méditatif, une lutte contre l’angoisse.

🌈 3. La symbolique des couleurs

  • Rouge : passion, vie, énergie vitale, mais aussi tension psychique.
  • Blanc : pureté, vide, lumière — souvent utilisé comme fond infini.
  • Jaune & orange : joie, chaleur, souvent liés aux citrouilles.
  • Noir : contraste, abîme, profondeur cosmique.
  • Multicolore : explosion de la perception, célébration de la vie dans sa pluralité.

Les couleurs vives de Kusama traduisent un désir de submersion sensorielle — elles ne cherchent pas à apaiser, mais à immerger et désorienter le spectateur.


♾️ 4. Thèmes psychologiques et philosophiques

  • L’infini : omniprésent, il représente à la fois l’angoisse de la disparition et le désir d’union avec le cosmos.
  • La répétition obsessionnelle : traduction directe de ses troubles obsessionnels, mais aussi forme de méditation visuelle.
  • L’auto-obliteration (autodissolution) : concept central où l’individu disparaît dans l’univers par la répétition, le motif, ou la lumière.
  • Le corps comme espace de l’art : Kusama l’a utilisé dans ses performances pour symboliser la fusion entre l’être humain et son environnement.

🌍 5. Impact esthétique

Le style de Kusama combine :

  • La rigueur du minimalisme,
  • L’éclat du pop art,
  • La dimension spirituelle du surréalisme,
  • Et l’énergie participative de l’art conceptuel.

Son univers est à la fois psychédélique, enfantin et métaphysique, oscillant entre la joie sensorielle et la terreur existentielle.

En automne 2025, la Fondation Beyeler présente la première rétrospective en Suisse de la célèbre artiste japonaise Yayoi Kusama (*1929, Matsumoto). Organisée en étroite collaboration avec l’artiste et son atelier, l’exposition offre un aperçu global de l’œuvre artistique de Kusama, qui s’étend sur plus de sept décennies. Elle présente des œuvres emblématiques, des travaux plus anciens qui n’ont encore jamais été montrés en Europe, mais aussi de nouvelles productions ainsi que l’une de ses célèbres Infinity Mirror Rooms (salles-miroirs à l’infini). L’artiste, qui compte parmi les superstars de l’art contemporain, a acquis un statut culte grâce à son exploration de motifs et de structures répétitifs, notamment à travers ses polka dots et ses espaces miroirs caractéristiques, qui transportent les spectateurs dans des mondes infinis. L’exposition souligne la diversité des médias artistiques avec lesquels Kusama a travaillé au fil des ans, notamment la peinture, la sculpture, les installations, le dessin, le collage, les happenings, les performances en direct, la mode et la littérature.

Pois et filets sur des formes organiques

La courge se retrouve d’ailleurs souvent dans l’oeuvre de la Japonaise. Sous forme de sculptures ou de peintures, couverte de pois noirs, elle est devenue l’emblème le plus populaire de l’artiste, voire même une icône, elle-même, de l’art contemporain.

Débuts et années 1960 à New York aussi

La rétrospective réalisée en collaboration avec le Musée Ludwig de Cologne (D) et le Stedelijk Museum d’Amsterdam se penche aussi sur les débuts de l’artiste. Elle remonte le temps jusqu’en 1939, lorsque, âgée de 10 ans, Yayoi Kusama dessinait le portrait de sa mère, non sans utiliser le motif des pois, déjà présent à l’époque.

L’exposition revient aussi sur sa période polémique, dans les années 1960 à New York, où elle faisait apparaître des protubérances phalliques sur des mannequins de vitrines, des chaussures à talons aiguilles et des fauteuils.

Les visiteurs de la Fondation Beyeler peuvent découvrir dès dimanche quelque 300 oeuvres de l’artiste, un record pour une exposition à Riehen. La moitié d’entre elles sont prêtées par des collections japonaises.

Fondation Beyeler


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